2022-01-14

2005

Un air de fête, un air en tête !

Cette année, la Fête nationale du Québec célèbre la chanson québécoise !

Pas que la Fête nationale ait l’habitude de se dérouler sans musique, mais cette année, nous allons honorer ces artistes de chez nous qui mettent si brillamment nos mots en chansons et nos émotions en musique. Nous sommes fiers de ces auteurs et de ces voix d’ici que l’on peut entendre d’un bout à l’autre du Québec, partout à travers la francophonie et au-delà. Ces gens portent notre culture à bout de bras et la font voyager à travers le monde. En faisant cela, ils signent quotidiennement notre identité auprès des autres peuples de la Terre.

La Fête nationale 2005 est une occasion de leur signifier notre amour. Célébrons-les à l’unisson !

De la musique à nos oreilles !

De douces paroles, des mots tendres. La Fête nationale nous suggère cette année de prendre le temps d’écouter la musique de la langue de chez nous et de célébrer cette musique en fredonnant ses airs, en chantant ses mélodies.

Un concert d’éloges !

De villes en villages, ne tarissons pas d’éloges devant nos réalisations artistiques, devant notre talent et notre créativité.  Profitons de ce jour de fête pour reconnaître la grandeur de notre culture, pour se féliciter de nos succès.

Une note de fierté !

La Fête nationale est un moment idéal pour montrer que nous sommes fiers de nos auteurs et de nos poètes. Fiers de celles et ceux qui ont su mettre en chansons nos espoirs et nos aspirations et qui les font circuler et apprécier autant au Québec que de par le monde.

Au rythme de nos cœurs !

Notre amour pour notre culture, notre histoire et nos chansons est grand.  Rendons donc hommage à ces hommes et ces femmes qui ont marqué en voix et en chansons l’histoire du Québec.

L’affiche

En 2005, la Fête nationale du Québec célèbre la chanson québécoise ! Une occasion festive d’honorer ces artistes de chez nous qui mettent si brillamment nos mots en chansons et nos émotions en musique.

Illustration et conception graphique : Josianne Cloutier, Fleur de Lysée design graphique

Le porte-parole

Sylvain Cossette est aujourd’hui l’une des figures les plus populaires du monde de la chanson québécoise. Après avoir été membre de Paradox et choriste pour Julie Masse et Mario Pelchat, Sylvain Cossette sort son premier album solo, Comme l’océan, en 1994. Son interprétation du medley des 10 chansons populaires de l’année au Gala de l’ADISQ en 1994 a permis au public de découvrir toute la richesse et la puissance de sa voix.

En août 1996, Sylvain Cossette se dévoile enfin à nous comme auteur, compositeur et interprète avec Blanc, son deuxième album en français. En 1997, il participe à la tournée Pure de Lara Fabian à titre d’artiste invité. À chaque représentation, le public est conquis par son charme, sa simplicité et sa voix sublime. Son interprétation de Que je t’aime (un succès de Johnny Hallyday) est si remarquable qu’en mars 1997, la chanson est ajoutée sur son album Blanc.

L’année 1999 est très chargée pour Sylvain Cossette. Il participe à une série de spectacles en Europe avec Notre-Dame de Paris, dans le rôle de Gringoire, il présente plusieurs spectacles au Québec et il travaille à l’écriture de son 3e album solo. En octobre, il reprend son rôle de Gringoire pour participer à la tournée québécoise de Notre-Dame de Paris. Le 15 novembre 1999, Sylvain présente Humain, son 3e album.

Le 19 septembre 2001, Sylvain Cossette présente son 4e album, Rendez-vous, pour lequel il reçoit un Disque Platine (100 000 exemplaires vendus) et le Félix de l’Album populaire de l’année. Une importante tournée partout à travers le Québec suit ces événements.

Récipiendaire du Félix de l’interprète masculin de l’année au Gala de l’ADISQ 2003, Sylvain Cossette termine son année sabbatique en lançant, le 9 novembre 2004, un album-compilation 1994 / 2004. Il se consacre présentement à l’écriture de son 5e album.

Il occupe entre temps le sommet des palmarès avec la chanson thème du film Le Survenant, Comme une plume au vent. On peut également « entendre sa voix » sur le succès de France D’Amour. Son public pourra bientôt le voir sur scène dans le cadre de sa prochaine tournée prévue cet automne.

Segment national

Texte d’auteur

L’histoire du Québec est liée à celle de sa chanson. Parce qu’elle est parfois miroir, parfois revendication, presque toujours manifestation de l’originalité linguistique et identitaire, la chanson québécoise est plus qu’une simple chanson. C’est un témoin du passé et, à vrai dire, une projection dans l’avenir.

La chanson, notre conscience

De folklorique à actuelle, la chanson québécoise ne cesse d’être perçue comme la chanson du peuple. Dès ses débuts, les rythmes irlandais et écossais se joignent aux rythmes français. Puis, dans les années 1920, la chanson canadienne d’expression française, ainsi l’appelle-t-on à cette époque, apparaît dans un contexte d’urbanisation et d’industrialisation. Elle a principalement pour fonction de divertir. Avec La Bolduc, par exemple, s’ajoutera un témoignage de solidarité exemplaire, comme dans Ça va venir, découragez-vous pas (1930). Au Québec, la chanson devient, dans les années 1940 et 1950, une chanson écrite en français par des gens de chez nous. Déjà deux « classiques» apparaissent au tableau : L’Hymne au printemps (1951) de Félix Leclerc et Quand les hommes vivront d’amour (1956) de Raymond Lévesque. À cette même époque, plusieurs tendances se manifestent : chanson folklorique, chanson patriotique, chansonnette française, western, chanson populaire, ballade. Même les rythmes latino-américains, espagnols et italiens ne sont pas étrangers à l’évolution de la chanson « canadienne ». Que l’on pense à Alys Robi avec Tico Tico (1942) ou à Félix Leclerc et les influences du folklore tzigane que l’on trouve dans plusieurs de ses chansons dont Le Roi viendra demain (1957). Il n’est pas inutile de rappeler, ici, que les rythmes latino-américains inspirent également Pierre Calvé, Robert Charlebois, voire, à travers le groupe Harmonium, Serge Fiori, dans Un musicien parmi tant d’autres (1974). Depuis ses origines folkloriques, on le voit, la chanson québécoise procède déjà à un certain métissage des genres. La chanson québécoise a toujours été multiforme. À sa manière, elle se ressource aux musiques du monde autant qu’à ses origines diverses : celtes, autochtones et nord-américaines.

Bruno Roy, écrivain

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