2022-01-13

De nombreux rituels qui ont traversé le temps

Plusieurs coutumes se retrouvent dans nos célébrations. Musique, danse, décorations, feux de joie, égaient les fêtes et favorisent le rapprochement des gens depuis toujours.

Plus particulièrement, notre Fête nationale est, elle aussi et depuis ses origines, riche en rituels. Certains se sont un peu perdus au fil des ans, mais la plupart ont traversé le temps et sont toujours présents dans nos actions communes du 24 juin. Voici quelques-uns des gestes que nous avons posés et que nous posons toujours pour faire de la Fête nationale un événement mémorable.

De nombreux rituels qui ont traversé le temps

Plusieurs coutumes se retrouvent dans nos célébrations. Musique, danse, décorations, feux de joie, égaient les fêtes et favorisent le rapprochement des gens depuis toujours.

Plus particulièrement, notre Fête nationale est, elle aussi et depuis ses origines, riche en rituels. Certains se sont un peu perdus au fil des ans, mais la plupart ont traversé le temps et sont toujours présents dans nos actions communes du 24 juin. Voici quelques-uns des gestes que nous avons posés et que nous posons toujours pour faire de la Fête nationale un événement mémorable.

Les feux de joie

Célébrée au solstice d’été, la Fête nationale est par essence une fête de lumière. C’est en 1638, que pour la première fois en Nouvelle-France, on célèbre la fête de la Saint-Jean comme à Paris, par des coups de canon et des feux d’artifice. La plus importante manifestation de cette fête traditionnelle réside dans le feu de joie. Par sa lumière et sa chaleur, le feu est source de vie.

Au début du XIXe siècle, on peut déceler, à l’Ile d’Orléans par exemple, l’importance particulière que revêt le feu de joie dans les célébrations de la Saint-Jean. Tous les villages se réunissaient dans la paroisse de Saint-Jean et, comme le raconte le Dr LaRue : « Sur l’ordre du Seigneur, un des habitants transportait sur la grève, en face de l’église, le bois nécessaire au feu. Après avoir chanté un salut, le curé se rendait au bûcher. Il le bénissait et ensuite faisait sortir du feu nouveau, en frappant un caillou avec le briquet. »

Plus tard, en 1890, Chouinard décrit ainsi la communion du feu : « Bientôt brillent à vingt points divers de l’horizon d’autres feux allumés aussi par des mains patriotiques. Ce sont les antiques paroisses de Lévis, de Charlesbourg, de Beauport, de l’Ile d’Orléans, de la Côte de Beaupré, qui répondent aux feux de joie de la cité de Champlain, pendant que les musiques militaires renvoient à tous les échos les notes entraînantes de nos chants nationaux. C’est un spectacle d’une incomparable grandeur. »

Par la suite, la célébration du feu s’est modernisée et diversifiée. Aujourd’hui encore, les feux de joie sont porteurs d’une signification de partage et de solidarité et sont très présents dans les diverses régions du Québec lors de la Fête nationale.

La volée de cloches

Les cloches ont joué un rôle important dans nos vies. Elles ont servi d’instrument de communication de masse, ici comme ailleurs dans le monde, pendant de nombreux siècles en exerçant plusieurs rôles : celui de mesurer le temps, celui de rassembler la population à différentes occasions, celui d’annoncer les événements heureux ou malheureux et de servir de repère en cas de danger.

Autrefois, elles sonnaient des milliers de fois par année. Aujourd’hui, même si les cloches ne servent plus toujours comme instrument de communication, sa fonction de rassemblement est restée inscrite dans notre mémoire collective. Ses joyeux carillons nous invitent à nous joindre aux nombreuses célébrations organisées à l’occasion d’une fête. C’est dans cet esprit que le matin du 24 juin, la volée de cloches invite la population québécoise à participer aux nombreuses réjouissances organisées à l’occasion de la Fête nationale.

La Grande tablée

Notre première Fête nationale a été célébrée autour d’une table. Le 24 juin 1834, le journaliste Ludger Duvernay réunissait une soixantaine de convives pour un banquet et invitait ceux-ci à discuter de l’avenir politique du pays. C’est de cette réunion dont origine « la Saint-Jean-Baptiste » comme Fête nationale. Plus tard, pendant les grandes messes, on distribuait le pain bénit que les cultivateurs apportaient chacun leur tour. Cette cérémonie s’est ensuite étendue à la célébration des messes de la Saint-Jean.

Aujourd’hui, la partage de la nourriture a perdu sa signification religieuse et prend la forme plutôt d’un repas communautaire où chaque invité(e) apporte une partie de menu. Les gens du Québec ont toujours aimé se retrouver autour d’une table pour partager la nourriture, faire des blagues et discuter. Aujourd’hui encore, dans près de la moitié des projets locaux, les Québécois organisent une grande tablée. Les habitants du quartier y font connaissance. Les voisins qui, le plus souvent, ont peu le temps ou l’habitude d’échanger, en profitent pour y passer un bon moment ensemble. La grande tablée propose également une ouverture sur le monde en nous faisant découvrir la culture et les habitudes propres à chacun des convives, aussi bien dans la diversité des mets que dans la façon de les déguster.

Pavoisement

Depuis toujours, drapeaux, guirlandes et banderoles de toutes sortes manifestent l’exubérance et l’enthousiasme populaires. Aujourd’hui, les symboles ont peut-être changé, mais ils continuent de jouer un rôle vital. Les couleurs officielles de la Fête nationale sont maintenant le bleu et le blanc, couleurs de notre drapeau, ainsi que le jaune représentant le soleil du solstice d’été. De plus, l’utilisation de la thématique annuelle et de l’image de la Fête nationale ajoute une touche artistique à notre environnement. Chaque année, le pavoisement continue d’animer notre sentiment d’appartenance.

La tradition des Géants

C’est en remontant jusqu’au 13e siècle en terres portugaises que nous retrouvons les premières traces de l’existence des Géants. Au cours des 15e et 16e siècles, ces personnages gigantesques émergent aussi au sein de manifestations communales et processionnelles en France, en Espagne, en Belgique et aux Pays-Bas. Rapidement, cette tradition se répand au-delà des frontières européennes atteignant ainsi l’Asie, l’Afrique et l’Amérique.

Les Géants apparaissent, tout d’abord, dans le contexte de fêtes religieuses représentant des saints et autres personnages bibliques dont l’un des plus populaires, Goliath.

À l’aube du 19e siècle, la laïcisation s’accentue laissant ainsi place aux manifestations profanes et aux festivités carnavalesques auxquelles participeront les Géants modernes.

Ces Géants modernes représentent des héros mythiques, des animaux, des métiers ou des figures locales contemporaines, des personnages historiques ou légendaires.

En Europe, le Géant est bien plus qu’un symbole patrimonial, il est un personnage possédant une vie propre au sein de sa collectivité puisqu’on y célèbre sa naissance, son baptême, son mariage et même la venue de sa progéniture.

De par ses liens identitaires, culturels et historiques, le Géant devient un véritable emblème de sa communauté.

De nos jours, plusieurs de ces Géants voyagent et participent à des rencontres internationales et à de grands festivals permettant ainsi de partager la culture de leur mère-patrie.

Aujourd’hui, nous recensons plus d’une vingtaine de Géants au Québec.

Provenant des quatre coins du Québec et illustrant, chacun, un aspect particulier de notre patrimoine et de notre identité, les Géants québécois se multiplient année après année.

Pour 2007, le Comité de la Fête nationale, organisme chapeautant la gestion du Défilé de la Fête nationale à Montréal, veut innover et souhaite ajouter au Défilé des éléments illustrant davantage la culture et le patrimoine québécois.

C’est ainsi que le 24 juin de cette même année, des personnages gigantesques intègrent pour la première fois le Défilé de la Fête nationale du Québec à Montréal. Ils sont cinq Géants : Ludger Duvernay, René Lévesque et Marie Moisson, à ceux-ci s’ajoutent Samuel de Champlain et le Grand Esprit des Nations grâce à la collaboration des Fêtes de la Nouvelle-France.

Les Géants reçoivent un accueil chaleureux de la part du public qui est fasciné et curieux face à ces personnages plus grands que nature.

Qu’ils soient historiques, tels René Lévesque et Jeanne Mance, ou symboliques, tels Ti-Jean Rigodon et Marie Moisson, les Géants du Défilé de la Fête nationale permettent aux Québécoises et aux Québécois, de toutes origines et de tous âges, de renouer avec les grandes figures de notre histoire ou de les découvrir.

De par leur popularité, les Géants deviennent le noyau autour duquel s’articule le Défilé.

Chaque année, de nouveaux Géants font leur apparition dans le Défilé l’enrichissant de leur bagage identitaire, historique et culturel.

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